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Confident · Visionnaires

INFJ Parentalité

Décode l'intention des gens plutôt que leurs mots, et veille dessus avec soin.

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Visionnaires · 9 sections · Parentalité

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Parentalité

Un parent qui voit son enfant avec justesse, et les deux revers d’un regard aussi lucide.

Les Confidents ont tendance à être d’excellents parents pour l’enfant qu’ils ont devant eux, et à se montrer d’une sévérité extrême envers eux-mêmes à ce sujet. Ces deux réalités ont la même cause, et la seconde reste en général invisible pour tout le monde, y compris pour leurs enfants.

Ce type voit son enfant avec justesse — l’enfant précis qu’il a, pas l’enfant en théorie — et s’ajuste à lui plutôt que d’attendre l’inverse. C’est une forme d’éducation parentale plus rare qu’il n’y paraît, et les enfants élevés ainsi ont tendance à savoir, sans pouvoir expliquer comment, qu’ils ont été compris.

Vos enfants ne sont pas vos enfants. Ils sont les fils et les filles de l’appel de la Vie à elle-même.

— Kahlil Gibran

Voir l’enfant qu’on a réellement en face de soi

Ici, la force caractéristique, c’est le calibrage.

Un Confident perçoit très tôt lequel de ses enfants a besoin d’être poussé et lequel a besoin d’être protégé, quelle peur est réelle et laquelle est une répétition, quand ça va est sincère et quand c’est un appel à l’aide. Il éduque chaque enfant différemment et s’avère souvent le seul adulte de la famille à avoir remarqué que c’était nécessaire.

Il prend aussi la vie intérieure d’un enfant au sérieux en tant que vie intérieure. Le chagrin d’un enfant de quatre ans pour un jouet cassé est traité comme un véritable chagrin, pas comme une erreur d’échelle ou d’intensité. Cela ressemble à de l’indulgence, mais n’en est pas : un enfant qui apprend que ce qu’il ressent constitue une information réelle devient un adulte capable de nommer ce qui lui arrive. C’est l’une des choses les plus précieuses qu’un parent puisse transmettre, et ce type le fait sans qu’on ait besoin de le lui apprendre.

De plus, il est remarquablement à l’aise à l’adolescence, au moment où beaucoup de parents perdent le contact. Un adolescent qui ne subit pas d’interrogatoire, dont l’intimité est sincèrement respectée et qui a sous son toit un adulte qui remarque les choses sans faire de commentaire, continuera souvent à parler bien au-delà de l’âge où la plupart se taisent.

Le premier revers : l’enfant vu avec trop de lucidité

Un Confident voit ce que son enfant pourrait devenir, et cette perception est généralement exacte. La difficulté réside dans ce qui suit.

Ce type garde cette version possible pour lui, sans la formuler, et calibre ses attentes en fonction d’elle — or, un enfant perçoit bien plus vivement une exigence dont on ne lui a jamais parlé qu’une règle formulée ouvertement. Rien n’est exigé à voix haute. Il y a simplement le sentiment diffus et permanent qu’il existerait une version de lui-même plus juste, plus aboutie.

Une attente explicite peut être contestée. Une attente tacite devient la propre voix intérieure de l’enfant.

La correction est inconfortable pour ce type, et pourtant elle tient en une seule chose : dis-lui ce que tu penses réellement de lui, à voix haute, au présent, à propos de qui il est maintenant, et non de ce vers quoi il se dirige. Les Confidents partent du principe que cela va de soi. Cela ne va pas de soi, et le silence finit par être comblé par quelque chose de bien pire.

Le second revers : le parent à bout de ressources

Être parent implique un flux émotionnel continu, et ce type n’a aucun filtre face à ce flux.

Un Confident absorbe l’état émotionnel de son enfant — l’anxiété, la frustration, la déception au sujet d’une fête — comme si cela touchait son propre corps, parce que dans les faits, c’est exactement ce qui se passe. Au fil d’une longue journée, c’est une épreuve d’épuisement que les autres parents ne vivent absolument pas de cette façon, et qui ne se manifeste pas par de la simple fatigue. Cela se traduit par le sentiment que la présence de l’enfant devient difficile à supporter, ce que ce type interprète comme la preuve de sa propre incompétence.

Puis vient la culpabilité, et c’est là le vrai problème. Un Confident qui a besoin d’une heure de solitude ne la prendra pas, car la prendre lui donne l’impression de retirer son amour. Il restera donc présent alors qu’il est à sec — provoquant précisément l’irritabilité qu’il cherchait à éviter.

Le changement de regard nécessaire : les ressources ne sont pas l’affection. Une heure prise délibérément permet de redevenir un parent véritablement présent, et le foyer qui s’organise pour cela en tire la meilleure version. Les enfants s’accommodent bien mieux d’un parent qui dit j’ai besoin de vingt minutes que d’un parent physiquement là mais intérieurement vidé, ce qu’ils perçoivent de toute façon et interprètent comme étant dirigé contre eux.

Les autres points de tension

L’évitement des conflits. Ce type va négocier, absorber et s’adapter plutôt que de faire respecter les limites, et les enfants — qui sont d’excellents empiristes — repèrent très vite où se situe la marge de manœuvre. Le Confident finit alors par atteindre un point de rupture, et le recadrage, lorsqu’il survient, est disproportionné par rapport à l’infraction immédiate, car il vient répondre à l’accumulation de tout le reste. Il faut être clair là-dessus : le manque de cohérence ne réside pas dans le fait de sévir, mais dans le long silence qui a précédé.

Prendre ses difficultés personnellement. Un enfant qui peine sur le plan social ou qui échoue dans une activité frappe ce type de plein fouet, comme s’il n’avait pas su l’empêcher. Cette intensité d’investissement émotionnel est perçue par l’enfant, qui apprend alors à gérer la détresse de son parent en dissimulant la sienne — ce qui est précisément l’issue que ce type voudrait le moins provoquer.

Ce que leurs enfants en disent plus tard

Deux constats reviennent régulièrement, et ils sont presque toujours formulés ensemble.

D’abord, que ce parent les a compris. Pas qu’il a cédé à leurs caprices, ni qu’il était toujours d’accord — mais qu’il les a compris, d’une manière que la plupart des gens qui racontent leur enfance ne peuvent pas revendiquer, et qui s’avère plus importante que presque tout le reste.

Ensuite, qu’ils se sont inquiétés pour leur parent. Les enfants de Confidents rapportent fréquemment avoir eu conscience, très jeunes, que leur parent portait un fardeau, et avoir essayé de lui faciliter les choses. C’est bon à savoir, car c’est la conséquence directe de la culpabilité mentionnée plus haut : un parent qui ne formule jamais ses propres besoins apprend à son enfant à guetter ce dont il a besoin.

Une chose à observer cette semaine : dis à ton enfant quelque chose que tu aimes chez lui dans ce qu’il est maintenant — pas une action qu’il a accomplie, et sans rien y rattacher sur ce qui vient ensuite.

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